(Yaqui Territory, Sonora) Amidst the Aggressions and Deaths in Loma de Bácum “So That Nobody Gets Confused”

May 4th, 2018

To the people and the public opinion of Sonora

To the Tropa Yoreme of the 8 Yaqui communities

To the social organizations of Mexico and the world

Our Yaqui community of Loma de Bacum, Sonora, is not violent like some want to make it seem. Our families struggle to preserve the peace. We are agitated by those that want to sell our territory and seek to divide us as a means to weaken us. With that, they can facilitate the dispossession of our historical homeland. This dispossession is sought on part of businesses and mining corporations, pipeline companies, and others sectors, that seek only to abuse and dispossess us at whatever cost, including the assassination and imprisonment of our youth, children of this resistance. For example, they caused the deadly confrontation on October 21st, 2016, that cost the life of Cruz Buitimea Piñas, and the imprisonment of Fidencio Aldama Perez in the CERESO de Ciudad Obregón. We demand his freedom, for being a political prisoner of our community.

We reject the shameful positions taken by the supposed Yaqui spokespeople such as Cesar Cota Tórtola, Tomas Rojo and Luis Ángel Tronquito Miranda, that seek to confuse the public. These figures are employees of the government, together with some self-named authorities, who without consulting their people, seek the entrance of the police forces into our community. These police forces are sought to attack the violence that they themselves generate so as to forcefully connect the gas pipeline, which would otherwise be lost in tribunals and before the national and international public opinion.

In relation to the recent firearm aggression against C. Saturnina Buitimea Piñas and the homicide of the youth Victor Adolfo Molina Vázquez from a fatal bullet to his head this past April 30th, it is ridiculous the same people that are planting division and are accomplices with those responsible for the assassination, are those who are asked for justice. Both victims of this violence form part of the resistance of our community against the dispossession sought with the dangerous and anti-ecological gas pipeline, that has been stopped by a court appeal.

As their plan is to turn things upside down and convert themselves from hit men to victims, so as to then name us responsible, we demand the removal of federal and state police forces from our region. The mission they seek is to repress and intimidate our people and our legitimate authorities whom we elect with our protocols—those authorities they seek to defame.

We ask for the unity of the tropa Yoemia of the 8 Yaqui communities in order for this unity to prevent more spilling of blood. We demand that justice be served in the cases of Saturnina Buitimea Piñas and Víctor Adolfo Molina Vázquez, by punishing the aggressors, which we already denounced before the Public Prosecutor’s Office of Bacum. We do not want another death in our nation from this problem and we ask that you not be deceived by media bought and sold by the government seeking to isolate us and hide the truth.

Do not believe the absurd calls of the traitors, that ask for the entrance of the military and the federal police in Yaqui territory. The dead, imprisoned and persecuted, are members of the Yaqui community of Loma de Bacum—a community in resistance. The traitors, just like on October 21, 2016, want to present themselves as victims, but are part of the coward group of Tomas Rojo and Cesar Cota Tórtola among others, that want to wipe out our nation.

We call on international, national and state organizations, to express their rejection of the governmental violence in favor of a dignified dialogue with the people. In this dialogue we want respect for our autonomy, uses and customs and our legitimate authorities, as well as our representatives in general who attend to our decisions as people, before the threat of the gas pipeline, already stained with Yaqui blood. Those responsible are the ones who have already betrayed us.

Sincerely,

Loreta Vazquez Molina, Mother of Victor Adolfo Molina Vazquez (assassinated)

Carmen Vazquez Garcia (Wife of Fidencio Aldama Perez (political prisoner)

Families and Friends of Fidenio Aldama Perez, Victor Adolfo Molina Vázquez and Saturnina Buitimea Piñas (injured)

 

Traduction en français:

4 mai 2018

Au peuple et à l’opinion publique de Sonora

A la troupe Yoreme des 8 peuples Yaquis

Aux organisations sociales de Mexico et du monde

Face aux agressions et aux morts à Loma de Bacum, que personne ne soit trompé !

Notre peuple Yaqui de Loma de Bacum, Sonora, n’est pas violent comme certains voudraient le faire croire. Nos familles luttent pour préserver la paix, celle que perturbent ceux qui veulent vendre notre territoire et ceux qui cherchent à nous diviser pour nous affaiblir et avec ça, faciliter le dépouillement de notre patrimoine historique, par des entreprises et des sociétés minières, entreprises de gazoduc et d’autre secteurs qui ont seulement l’intention d’abuser et de nous dépouiller quel qu’en soit le prix, y compris en assassinant ou en mettant en prison nos jeunes, enfants de cette résistance, favorisant la confrontation mortelle depuis le 21 octobre 2016, qui a couté la vie de Cruz Buitimea Piñas et l’incarcération d’un innocent dans le CERESO de Cd. Obregón, FIDENCIO ALDAMA PEREZ pour lequel nous exigeons sa liberté, pour être prisonnier politique de notre peuple.

Nous rejetons la honteuse position des prétendus porte-parole yaquis qui tentent de tromper l’opinion publique comme Cesar Cota Tortola, Tomas Rojo et Luis Angel Tronquito Miranda, employés du gouvernement, liés à quelques gouvernants autoproclamés, duales, qui sans consulter leur troupe, demandent l’intervention des forces policières dans notre village, pour attaquer la violence qu’eux-mêmes génèrent et réussir à raccorder le gazoduc par la force, se montrant les malfrats dans les tribunaux et face à l’opinion publique nationale et internationale.

En rapport à l’attaque par balle récente à la C. SATURNINA BUITIMEA PIÑAS et à l’homicide du jeune VICTOR ADOLFO MOLINA VAZQUEZ, victime d’une balle mortelle dans sa tête, le 30 avril dernier, nous exprimons le ridicule que ces mêmes déclencheurs de la division et complices des inculpés de l’assassinat soient ceux qui demandent justice. Les victimes de cette violence font partie de la résistance de notre village contre le dépouillement qu’ils veulent opérer par l’installation dangereuse et anti écologique du gazoduc qui avait été arrêtée par un amparo [recours juridique].

Comme leur plan est d’inverser le processus et de se convertir de tueurs à gages à victimes, pour ensuite rejeter la responsabilité sur nos épaules, nous exigeons l’évacuation des forces policières fédérales et étatiques de notre région, parce que leur mission est de réprimer ou d’intimider notre village et les Autorités Légitimes que nous choisissons avec nos propres protocoles, celles qu’ils essayent de calomnier.

Nous demandons l’unité de la troupe Yoemia des 8 Peuples Yaquis et que cette unité serve à éviter un bain de sang supplémentaire et que justice soit faite à Saturnina Buitimea Piñas et à Victor Adolfo Molina Vazquez, punissant leurs agresseurs que nous avons déjà dénoncés devant le Ministère Publique de Bacum. Nous ne voulons pas un mort de plus dans notre nation pour cette problématique et nous appelons à ne pas se laisser avoir par les media/moyens corrompus du gouvernement qui veulent nous isoler et occulter la vérité.

Ne croyez pas les appels absurdes des traitres qui demandent l’intervention de l’armée et des forces fédérales sur le territoire Yaqui. Les morts, prisonniers et persécutés font partie intégrante du village Yaqui de Loma de Bacum en résistance. Les traitres, comme au 21 octobre 2016, veulent s’ériger en victimes, mais ils font partie du groupe de Tomas Rojo et de Cesar Cota Tortola entre autres, qui veulent faire disparaitre notre nation.

Nous lançons un appel aux Organisations Internationales, aux Etats et Nations, à exprimer leur refus de la violence gouvernementale et favoriser un DIALOGUE digne avec notre peuple, respectant notre Autonomie, Usos y Costumbres et nos Autorités Légitimes, comme nos représentants de manière générale et que soient reçues les décisions de notre village, face à la menace du gazoduc, déjà taché de sang Yaqui, par la faute des corrompus.

Avec attention :

LORETA VAZQUEZ MOLINA, MADRE DE VICTOR ADOLFO MOLINA VAZQUEZ (ASESINADO).

CARMEN VAZQUES GARCIA, ESPOSA DE FIDENCIO ALDAMA PEREZ (PRESO POLITICO).

FAMILIARES Y AMIGOS DE FIDENCIO ALDAMA PEREZ, VICTOR ADOLFO MOLINA VAZQUEZ (+) Y SATURNINA BUITIMEA PIÑAS (HERIDA).